Vagabondage dans l'Ouest Américain... | |
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Des splendeurs d’une nature encore sauvage du Grand Canyon à Bryce Canyon, des terres arides de l’Ouest Américain immortalisées par de nombreux westerns jusqu’à la mythique Las Vegas, tel fut le programme de notre vagabondage estival que nous vous proposons de partager, en toute simplicité. ![]()
Lundi 08 août :
Depuis le temps que nous préparions ce voyage, ça y est, nous sommes sur le tarmac de PARIS CDG, dans l’avion d’AIR France, « on time »… le début du rêve qui se réalise mais… Gag premier ! Ça y était presque : un orage vient de « noyer » le tracteur qui devait pousser notre avion jusqu’à son aire de départ et refuse tout service. « Il faut trouver un remplaçant » nous annonce le pilote, amusé. Trente minutes plus tard le commandant de bord, moins radieux, nous confirme que la recherche se poursuit ! Au bout de trois quart-d’heure c’est parti pour 8:45 heures de vol jusqu’à DETROIT (Etat du Michigan, à 482 miles (775 km) de New-York). Le vol est calme, l’aérologie cool, conditions qui ravissent Nath.
A l’arrivée nous survolons le magnifique LAKE EIRE (le quatrième plus grand lac, en superficie, des cinq Grands Lacs d’Amérique du Nord, et le treizième au rang mondial avec une longueur de 241 miles (388 km) et la largeur de 57 miles (92 km) dans sa plus grande largeur).
![]() ![]() L’atterrissage est zen et là gag deuxième ! Problème de passerelle, nous restons « en cage » une demi-heure de plus avant de pouvoir sortir du « zinzin ». Il ne nous reste plus que trois petites heures pour passer à l’immigration, récupérer nos bagages et embarquer sur le vol intérieur jusqu’à PHOENIX.
Ce sera largement suffisant, les formalités douanières sont rapides : moins d’une heure au guichet du « cow-boy » de service, le temps d’attendre notre tour derrière la ligne jaune puis de prendre les empreintes digitales des dix doigts (pas un ne doit manquer à l’appel !), refaire une photo d’identité, et répondre aux quelques questions d’usages pour confirmer le document ESTA (Système électronique d’autorisation de voyage sur le site : https://esta.cbp.dhs.gov coûtant 14 $) établi avant le départ.
Nous obtenons sans soucis le précieux sésame : « admitted »
![]() Trois heures plus tard, nous repartons pour PHOENIX, la cinquième ville des Etats-Unis, dans l’ARIZONA, qui regroupe avec sa banlieue près de trois millions d’âmes et que nous atteindrons 4:20 h plus tard.
Sa réputation de région très chaude – voire brûlante – n’est pas surfaite. Il est 21h30 et le mercure flirte encore avec les 100° Fahrenheit (37°C).
![]() Aspect climatique de l’Ouest Américain
Globalement, dans l’ouest le climat est continental. Du fait de l’immensité du territoire et des différences d’altitudes, les températures et les précipitations sont assez variables.
Les étés sont partout chauds et souvent orageux. En Arizona c’est franchement la canicule.
Une bonne partie des pluies annuelles tombent au cours de cette période que les autochtones appellent « la mousson ».
Il est préférable de prévoir les activités de plein air le matin, car en après-midi ou en début de soirée des orages contribuent (toutes proportions gardées) à rafraîchir l'atmosphère. Ils ne sont que de courtes durées, et le ciel ne tarde pas à s'éclaircir derrière eux.
A présent il nous faut récupérer le véhicule de location : rien de plus simple aux States, une navette vous attend pour vous conduire directement chez le loueur.
Le permis international nous est demandé ainsi qu’une empreinte carte bancaire (les cartes à débit différé sont acceptées sans difficultés - Ce sera vrai partout pour toute la durée du séjour). Plusieurs véhicules de même modèles sont alignés, il nous est demandé de choisir la couleur ! Un luxe non ?
Dernière épreuve, trouver l’hôtel, à SCOTTSDALE, dans la banlieue de PHOENIX. Fort heureusement nous avons prévu la location du GPS. Très sympathiquement la représentante du loueur ALAMO nous a rentré l’adresse de l’hôtel et configuré le GPS en français : que du bonheur …
Après 22 heures passées entre avions et aéroports, la fatigue est là. Difficile de se concentrer sur l’itinéraire. Le GPS s’avère être un compagnon indispensable pour arriver de nuit à bon port, une ½ h plus tard à l’hôtel.
Il est situé dans les quartiers résidentiels, au nord de SCOTTSDALE, tout près de PARADISE VALLEY. Les chambres, spacieuses et confortables, sont autant de mini maisons individuelles ornées d'un patio dans le style hispano-colonial, le tout dans un très beau parc.
![]() ![]() Organisation matérielle
Nous avons retenu, pour la logistique, Comptoir des états-unis , http://www.comptoir.fr .
La prestation comprenait l’aérien, la location de voiture et l’hébergement.
Cette prestation s’est avérée excellente, sans faille ni fausse note pour l’ensemble du séjour : timing aérien, choix judicieux des motels et campings, réservations, location du véhicule.
Véronique se reconnaitra dans cette organisation. Qu’elle en soit ici remerciée.
Le guide du Routard 2011 aura été notre compagnon de route (restaurants et astuces).
Publié à 12:40, le 16/09/2011, Scottsdale Mots clefs : Mardi 9 août,La nuit a été courte. Nous n’aurons pas le temps de profiter des joies de la piscine, déjà la route nous attend : au programme 178 miles (286 km) jusqu’à WILLIAMS.
Comme la plupart des voitures américaines, notre « diligence » est à boîte automatique. Pas évident pour nous Français. Bon, il y a seulement deux pédales. Accélérer et freiner. Oublié l'embrayage, le pied gauche ne sert à rien !!! Conduire dans l'Ouest américain est beaucoup moins stressant qu'en France ! Les Américains au volant sont très cool et respectueux de leur code de la route.
Les feux tricolores sont positionnés de l'autre côté du carrefour ce qui est perturbant pour nous européens. Il faut penser à s’arrêter avant le carrefour et non pas au pied des feux, histoire de ne pas se retrouver planté comme un « couillon » au milieu du croisement. Pas d’inquiétude on s'y habitue très vite.
Autre particularité marquante : les 4-WAY STOPS (carrefour avec stop à tous les coins des rues)... tout le monde passe à tour de rôle, en toute courtoisie. Ca fait rêver, et en plus, ça marche !
Rien de très pittoresque dans cette étape. A l'approche de WILLIAMS, nous croisons les Harley Davidson qui sont sur la mithyque route 66, fantasme de tout motard.
![]() ![]() Après 3 heures de route, nous arrivons au KOA (Kampgrounds of America), l'une des façons les plus agréables de camper dans une " Kamping Kabin" (Cabine de Camping).
![]() ![]() Chaque cabine est uniquement dotée de lits avec matelas et de l’électricité. Il faut amener son couchage. Il n’y a pas le moindre équipement de cuisine à l’intérieur, ni même de vaisselle. ![]() ![]() Dans nos bagages nous avons fait suivre notre ménagère : deux verres, deux assiettes, deux bols, deux couteaux/fourchettes/cuillères (le tout en plastique) et une casserole. Reste à trouver maintenant un petit camping-gaz pour la cuisson. Un supermarché de proximité va répondre à notre attente. Nath s’occupe des menus. Comble de bonheur nous trouvons du rosé et de la glace, histoire de mettre un peu de buée sur le verre !!! Ce ne sont pas des vacances çà ?
Mais la journée avance, et avant de ripailler, nous décidons d’aller jusqu’au Grand Canyon pour assister au coucher du soleil.
A l’entrée du parc nous achetons le PASS annuel (forfait à 80$ pour l’entrée dans tous les parcs sauf pour MONUMENT VALLEY). Nous en profitons pour consulter la météo qui s’annonce excellente pour demain. Super ! Dans ces conditions nous réservons un survol en hélico pour demain matin auprès de la compagnie "Papillon".
Ces formalités accomplies, nous allons nous garer au parking de YAVAPAI. C’est l’un des points de vue situé dans Grand Canyon Village le plus intéressant. La vue en profondeur sur le canyon est extraordinaire, et ce site est surtout moins fréquenté que Mather Point, là où les cars déposent leurs touristes.
Cette vision du Grand Canyon du Colorado, en Arizona, est probablement l’exemple d’érosion le plus spectaculaire qui nous soit donné d’observer : une abîme qui suit le fleuve sur 446 km et qui en certains points mesure 26 km de large. A YAVAPAI Point le fond du canyon est 1371 mètres plus bas que la corniche où nous sommes.
![]() ![]() Publié à 10:32, le 15/09/2011, Williams Mots clefs : Mercredi 10 août,Notre cuisine intégrée est au top …
Ce matin le beau temps est au rendez-vous, pas un souffle de vent : les conditions idéales pour le survol.
![]() ![]() Vu du ciel, l’œuvre de la nature peut être comtemplée sur toute son immensité. Il est très difficile, avec un appareil photo, de restituer la magnificence des lieux. Le Grand Canyon est un amalgame de presque toutes les forces que la nature peut exercer sur la roche.
![]() ![]() Au fond du Grand Canyon coule le Colorado, nom signifiant "de couleur rouge", source de prospérité et de conflits.
Pour 27 millions d'Américains de l'Ouest, le fleuve Colorado est l'unique source d'approvisionnement en eau. Entre eux, ils l'appellent "Life Blood".
Mais ce fleuve mythique qui, par sa force, a créé un extraordinaire canyon et permis aux hommes de dompter le désert, est aujourd'hui menacé. Les habitants s'inquiètent. Evaporation, surexploitation, sécheresses à répétition liées aux changements climatiques : le fleuve a déjà perdu un tiers de son débit, et le mouvement s'accélère.
Voir le Grand canyon du ciel ou de la corniche est certes spectaculaire, mais pour bien se rendre compte de sa vastitude et de sa complexité il est indispensable d’y descendre. La végétation ressemble à celle des régions alpines sur la corniche pour devenir très rapidement proche de celle du désert dès que l’on descend. Publié à 09:30, le 15/09/2011, Williams Mots clefs : Au retour de l'hélico,...décidés à braver la température, nous partons pour South Kaibab Trail. La route accédant à son point de départ est fermée aux véhicules privés, un système de shuttle (navettes) nous achemine gratuitement (rotation tous les ¼ heure). South KAIBAB TRAIL : un sentier qui descend de 1140 pieds (347 m) par un chemin balisé vers un promontoire à CEDAR RIDGE. C’est LA ballade à faire pour vraiment apprécier la beauté du Grand Canyon : à l’arrivée, on s’assied, on admire, on ne veut plus repartir…
Ici contrairement à la montagne, on commence par descendre, et après…et après il faut remonter sous le cagnard (plus de 104° F / 40° C). Habitués à crapahuter, nous partons avec 3 litres d’eau pour chacun. Ils ne seront pas de trop.
![]() ![]() En bas, le promontoire offre une vue extraordinaire de l’intérieur du Canyon. On ne s’en lasse pas. Et à l’heure de la pause, les résidents pointent leurs nez ….
![]() ![]() Les touristes peu entrainés qui se sont aventurés, bien souvent sans eau, peuvent se reposer dans le refuge. Mais le calvaire du retour les attend, sur le canasson il n’y a pas écrit « shuttle ». C’est celui du « gardian ».
Nous prenons « le pas du vieux guide » pour remonter tranquillement, sans difficultés. Nous doublons ceux qui ont présumé de leur forme et qui sont « dans le rouge », à la recherche d’un hypothétique coin d’ombre. C’est plus « hi » qu’il convient de dire mais plutôt aïe aïe aïe !!!
![]() ![]() De retour au camping, nous apprécions le petit rosé bien frais et la simplicité du dîner en terrasse. Publié à 20:50, le 14/09/2011, Williams Mots clefs : Jeudi 11 août,Départ matinal pour PAGE : 168 miles (270 km) au programme. Nous traversons les grands espaces, extrêmement arides et désertiques. A l’approche de PAGE les paysages sont magnifiques. La route qui serpente dans des défilés d’ocre rouge est splendide
![]() En fin de matinée, nous arrivons au motel qui illustre bien les facilités de la route américaine : on ne fait qu'y passer.
![]() Nous sommes à côté du lac (artificiel) POWELL, alimenté par les eaux du Colorado, derrière le barrage du Glen Canyon. (300 km de long et 40 km de large pour un périmètre de 3136 km ; son volume d’eau est de 63 millions de m3).
Le barrage de Glen Canyon réalisé entre 1956 et 1964 exigea 4 millions m3 de béton. Aussi impressionnant qu’il en a l’air il est l’un des plus larges réservoirs de l'Amérique du Nord. Pour donner une idée de sa taille il est haut de 216 mètres (4 arcs de triomphe), long de 475 mètres pour une épaisseur 10 mètres en haut du barrage, 106 mètres en bas.
En dépit de tous ses avantages (production d’énergie hydroélectrique, réserve d’eau, prévention des crues) le lac POWELL et son barrage ont constitué l’un des projets les plus décriés parmi ceux réalisés par le gouvernement américain.
![]() ![]() Nous consacrons le début d’après-midi à une courte balade d’une petite heure pour découvrir, dans un décor désolé, HORSESHOE BEND (méandre en "fer à cheval") : un des spots photos des parcs US. Il fait de plus en plus chaud, mais pas suffisamment pour nous décourager.
![]() Sur le chemin du retour nous allons nous balader sur les rives du Lac POWELL. Le désert qui entoure le lac offre un paysage rocailleux. De nombreux réalisateurs ont utilisé ces paysages. La planète des singes, notamment, a été tournée ici.
Et là divine surprise, il est possible de se baigner dans le lac, à CHAINS Area. Un aller-retour à l’hôtel pour récupérer nos maillots de bain, trente minutes plus tard nous sommes (comme des poissons) dans l’eau. Le rêve !!
![]() Ce plouf nous a revitalisé et ouvert l’appétit. Pour 15$ par personne nous allons dîner au Fiesta Mexicana, recommandé par le routard : bon resto mexicain au centre-ville, copieux et agréable. Publié à 19:18, le 14/09/2011, Page Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 4 } { Page suivante } |
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